jeudi 24 septembre 2020

La dose de Wrobly : fructidor 2020 EC

   Pendant l'été Wrobly a fait un sort au tome 1 des Mémoires de Saint-Simon dans la Pléiade et au tome 1 de la correspondance de Baudelaire dans la même collection. Il est d'autre part toujours en cours de lecture de L'Art japonais. Mais comme ces trois pavés sont déjà apparus précédemment dans cette rubrique, il ne les mentionne qu'en passant, pour vous dire qu'il n'a pas chômé, et qu'il ne chôme toujours pas, malgré confinement, travail à domicile et congés estivaux.

   Ce dernier mois il est revenu à des choses un peu plus easy reading.

- Bruno, Alexandre.- Chroniques d'un incroyant


- Block, Lawrence.- Au cœur de la mort (In the Midst of Death), 1977. 


- Gotthold Meyer, Alfred .- Construire en fer : histoire et esthétique (Eisenbauten : ihre Geschichte und AEsthetik), 1907.


   Bonnes lectures !

lundi 14 septembre 2020

Le retour ?

Salut à tous.

Avec tous ces bouleversements de nos petites habitudes depuis plus de six mois, j'allais dire neuf avec les grèves, je ne parviens plus à tenir ce blog régulièrement. La raison en est qu'il est à 95 % perruqué, c'est à dire réalisé sur mon temps de travail avec les outils et machines appartenant à mon employeur, ne le répétez pas. Là, le temps perdu qui ne revient plus est mis à contribution pour créer ce machin foutraque, voir baroque.

Or, depuis que l'enfermement au bureau n'est plus la norme, débrayages et pandémie obligent, je suis retourné à la vraie vie, et même si je suis équipé à la maison, je ne vais pas vous mentir, et que je suis moi aussi tombé dans le piège du téléphone intelligent depuis mon voyage au Japon de l'an dernier, il n'est pas dans mon intention de vous raconter des craques, j'ai beaucoup de mal à me mettre face à l'écran pour bidouiller mes petits articules. Parce que je suis mieux au lit avec un bouquin et du jazz, ou à côté d'icelui l'embouchure de mon trombone en bouche. De toute façon ma petite famille squatte la télé, qui jouxte l'ordinateur, et le bruit de ce terminal précisément (le téléviseur) m'insupporte comme je gênerais leur visibilité assis entre leur fiction flicaillère et le canapé sur lequel ils végètent. Nous logeons plutôt humblement.

Et puis, avec le temps, l'angoisse de la page blanche...

Alors en attendant mon prochain post, qui traitera soit de mes dernière lectures, soit d'un tromboniste quelconque, je vous invite à découvrir le tout nouveau blog de mon ami luddiste Luud. Au menu : anarchie, décroissance, DIY, nature, on aura peut-être même droit à du punk... Soyez indulgents, il débute. Si vous avez des conseils ou des trucs à lui refiler, je pense qu'il saura en faire bon usage... Pour commencer, ce qui m'a sauté aux yeux : comment supprimer les verrues publicitaires, par exemple cette hideuse Fiat Tipo roulant sur un ruban de goudron au milieu d'un désert sans arbres, dans un article consacré justement à la défense de nos amis feuillus ou résineux ?

  Allons, debout les filles et les gars, jetons nos vieux sabots, marchons, marchons Au bonheur sauvage de l'autonomie sociale !
 

 



mercredi 1 juillet 2020

La dose de Wrobly : prairial 2020 EC


   - André Breton.- L'Amour fou.
   Je lis André Breton ! J'avais jusqu'à ce jour raté ce pilier, ce jalon du jaillissement de l'art dans la vie, du désir de transformer le monde, de l'attention aux dimensions infinies des univers extérieurs et intérieurs. Raté peut-être à cause de sa réputation de petit pope. Son homophobie également... Évidemment j'étais plus attiré par Benjamin Péret, René Crevel... Mais je ne pouvais pas passer ma vie sans approcher de plus près son aura. C'est en cours. Curiosité ! Immense intérêt ! Joie ! Passion !  Nouvelle plongée dans la fantastique épopée surréaliste ! Je le suis très concrètement dans ce petit livre au cours de ses recherches de la beauté, de l'illumination, de ces instants magiques ou les hasards de la vie semblent répondre à des aspirations intérieures, inconscientes ou pas, au marché au puces avec Giacometti par exemple... J'espère être au début d'une découverte complète de l’œuvre, et d'une alchimie consécutive dans ma vie et son environnement !

L'ami Jimmy Gladiator, passé récemment de l'autre côté du miroir, et pour qui Breton était un mentor-camarade, est un de ceux qui m'ont donné le plus envie de le lire, malgré mes préjugés.

La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas.

   - Anarchie et cause animale.
   Proudhon, Bakounine, Michel, Reclus, Kropotkine. Je n'avais jamais lu Reclus. Je le préjugeais gentillet. Mais maintenant que je deviens gentillet avec l'âge, j'aime beaucoup, un peu vieilli, évidemment. Bien moins mâle dominant, "superhomme", que Proudhon, plus doux, végétarien mais pas moins radical. Et poétique dans son énumération des merveilles de la nature et de la vie sauvage à la surface du globe, malheureusement en cours d'extermination.

   Et plus l'homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes qui le dominent.
[...]
   On m'a souvent accusée de plus de sollicitude pour les bêtes que pour les gens : pourquoi s'attendrir sur les brutes quand les êtres raisonnables sont si malheureux ?
   C'est que tout va ensemble, depuis l'oiseau dont on écrase la couvée jusqu'aux nids humains décimés par la guerre.
Louise Michel.

Tranquillou sur le balcon du dessus. Cela fait des années qu'elles sont des milliers à habiter ma résidence de la banlieue nord de Paris, tous les étés.
Le berger quichua, parcourant le plateau des Andes en compagnie de son llama de charge, n'a point tenté d'obtenir l'aide de l'animal aimé autrement que par des caresses et des encouragements : un seul acte de violence, et le llama, outragé dans sa dignité personnelle, se coucherait de rage pour ne plus se relever. Il marche à son pas, ne se laisse jamais charger d'un fardeau trop lourd, s'arrête longtemps au lever du soleil pour contempler l'astre naissant, demande qu'on le couronne de fleurs et de rubans, qu'on balance un drapeau au-dessus de sa tête, et veut que les enfants et les femmes, à son arrivée dans les cabanes, le flattent et le caressent.
Élysée Reclus.

Quand lama fâché, lama toujours faire ainsi.

lundi 22 juin 2020

Si même les papistes le disent...

Les amis de Monsieur de Cambrai* s'étaient flattés que le Pape, charmé d'une soumission si prompte et si entière, et qui avait témoigné plus de déférence pour le Roi que tout autre sentiment dans le jugement qu'il avait rendu, le récompenserait de la pourpre ; et en effet il y eut des manèges qui tendaient là. Ils prétendent encore que le Pape en avait envie, mais qu'il n'osa jamais, voyant que depuis cette soumission sa disgrâce n'était en rien adoucie. Le duc de Béthune, qui venait toutes les semaines à Versailles, y dînait assez souvent chez moi, et ne pouvait, avec nous, s'empêcher de parler de Monsieur de Cambrai : il savait qu'il y était en sûreté, et, outre cela, mon intimité avec M. de Beauvillier. Cette espérance du cardinalat perdue, il se lâcha un jour chez moi jusqu'à nous dire qu'il avait toujours cru le Pape infaillible, qu'il en avait souvent disputé avec la comtesse de Gramont, mais qu'il avouait qu'il ne le croyait plus depuis la condamnation de Monsieur de Cambrai ;

Ce nazi, infaillible ?

il ajouta qu'on savait bien que ç'avait été une affaire de cabale ici, et de politique à Rome, mais que les temps changeaient, et qu'il espérait bien que ce jugement changerait aussi et serait rétracté, et qu'il y en avait de bons moyens pour cela.

Ce agent pandémique, qui mettait la capote à l'index plutôt que sur sa Sainte Verge toute flapie par la débauche, infaillible ?

Nous nous mîmes à rire, et à lui dire que c'était toujours beaucoup que ce jugement l'eût fait revenir de l'erreur de l'infaillibilité des papes, et que l'intérêt qu'il prenait en l'affaire de Monsieur de Cambrai eût été plus puissant à lui dessiller les yeux que la créance de tous les siècles, et tant et tant de puissantes raisons qui détruisaient ce nouvel et dangereux effet de l’orgueil et de l'ambition romaine, et de l'intérêt de ceux qui le soutenaient jusqu'à en vouloir faire un pernicieux dogme.


De quoi dégueuler, vraiment !



* Fénelon.

vendredi 12 juin 2020

Sacqueboute XLIV : Tintin


   Même si Tintin à bercé et coloré l'enfance des contributeurs de la Plèbe, et même si le plaisir pur s'invite toujours à la nième relecture de ses aventures, la rédaction tient à condamner fermement l'idéologie de son auteur, Hergé, visible surtout dans ses premiers albums, et rappelle que racisme, colonialisme et police demeurent en dernière analyse et pour solde de tout compte ses seuils non négociables d'intolérance. Un fondamental incontournable du lieu.



Priviouslillonne Sacqueboute :
Wycliffe Gordon
Donald
Robinson Khoury
Willie Colon
Sébastien Llado
Mathias Mahler
Charles Greenlee
Dick Griffin
Guive
Voilà du boudin
Bruce Fowler
Glenn Miller
Nils Landgren
Grachan Moncur
Le Trombone illustré
Bettons Tenyue
Watt
Curtis Hasselbring
Steve Turre
Les trois trombonistes de Marc Ducret
Yves Robert
Daniel Casimir
Gary Valente
Chicago
Moon Hooch
Raymond Katarzynski
Albert Mangelsdorff
Christiane Bopp
Honoré Dutrey
Viscosity
Fred Wesley
Dave Lambert
Roswell Rudd
Curtis Fowlkes
Melba Liston
La Flûte aux trombones
La Femme tronc
Journal intime
Gunhild Carling
Nils Wogram et Root 70
Carl Fontana
Animaux
Trombone Shorty
Cinéma
Feu
Le Canadian Brass
Local Brass Quintet
Buddy Morrow
Bones Apart
J.J. Johnson
Lawrence Brown
Vinko Globokar
Les funérailles de Beethoven
Treme
Craig Harris
Mona Lisa Klaxon
Juan Tizol
Bob Brookmeyer
Daniel Zimmerman
Frank Rosolino
Rico Rodriguez
Kid Ory