lundi 8 février 2021

Caprice et fatum

- Dernier Caprice (小早川家の秋, Kohayagawake no aki) de Yasujiro Ozu, 1961.


   Le vieux monsieur indigne. L'avant dernier film d'Ozu. Avec son actrice fétiche, peut-être plus dans l'intimité, et star très populaire au Japon, la "vierge éternelle" Setsuko Hara au sourire si tendre, qui, à la mort d'Ozu en 1963, disparut, c'est à dire qu'elle interrompit brutalement sa carrière et vécut retirée à Kamakura jusqu'à son décès le 5 septembre 2015. Septembre 2015 ! 52 ans de retraite ! A quatre ans près j'aurais pu la rencontrer lors de mon voyage, si j'avais été à Kamakura, non loin de Tokyo. Mais pour cette ancienne capitale du shogunat de 1185 à 1333, ce sera pour la prochaine fois...



- Miss Oyu (お遊さま, Oyū-sama) de Kenji Mizoguchi, 1951.

   Amour fou et ménage à trois. Avec la muse (peut-être davantage...) de Mizoguchi, Kinuyo Tanaka, qu'on a déjà maintes fois rencontrée ici (voir index ci-contre à Mizoguchi). On admirera ci-dessous un oreiller japonais du temps de l'ère Meiji, 1868-1912, sur lequel le personnage masculin principal tient absolument à mettre la tête de Kinuyo, qui en retombe au moins trois fois de suite, comme sur un billot, alors que celle-ci est inconsciente suite à un coup de chaleur. De mon point de vue d'européen cela me semble plus s'apparenter à un instrument de torture qu'à l'un de nos confortables nids à acariens, mais je n'ai jamais essayé...

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