Rien à faire, à part cueillir, ça tombe bien, maman déteste jardiner (pas bien pour l'autonomie !)
"Voici des fruits [...], des feuilles et des branches". Paul Verlaine.
"Les sanglots long etc." Le même.
"Moisson kaki". Librement inspiré de Dashiell Hammett.
Plus qu'à étendre l'expérience au collectif, en diversifiant les cultures, et récupérant les terres confisquées et vitrifiées : plus un centime pour les supermarchés ! Plus un euro pour les magasins bio capitalistes !
PS : Manger un kaki pas mûr, c'est se retrouver avec la sensation d'avoir la muqueuse buccale asséchée et craquelée, c'est astringent (j'aime bien ce mot, mais je ne sais pas s'il est tout à fait adapté au sens que j'aimerais lui donner ici). Pour faire mûrir votre kaki et en faire la nourriture non violente délicieuse, sucrée et juteuse qu'elle peut devenir, confinez-le dans un sac en plastique avec une pomme (environ une pomme pour trois kakis), attendez environ une semaine, quand le kaki est mou, dégustez. Révolution !
Nouvelle étape au XIXe siècle : l'instruction du peuple devint une nécessité économique. Le capitalisme triomphant institua donc l'école publique qui fut, elle aussi, durant une période du moins, adaptée aux buts spéciaux qui l'avaient fait naître. Il ne s'agissait point, au fond - et quels que fussent les théories et les discours des universitaires idéalistes - d'élever le peuple, mais de le préparer à remplir avec plus de rationnelle efficience les besognes nouvelles que le machinisme allait lui imposer. Lire, écrire, compter, devenaient les techniques de base sans lesquelles le prolétaire n'était qu'un ouvrier médiocre. Et, dans le même temps, les rudiments de la littérature, d'enseignements géographique, historique, scientifique et moral devaient parfaire l'adaptation de l'individu au cadre étroit de son nouveau destin économique.
Cette adaptation était à peu près parfaite dans la période 1890-1914. Le peuple lui-même était apparemment satisfait et même quelque peu fier d'une école qui faisait de se fils des "savants". Les philosophes exaltaient les vertus de la raison et de la science, ces nouveaux dieux ; la patrie semblait solidement cimentée et les marchands de tout poil faisaient en toute sécurité de bonnes affaires.
Le charme fut pourtant rompu et l'escroquerie macabre de 1914-1918 y contribua largement.
Célestin Freinet.- Pour l'école du peuple.
- Très surfait finalement, leur capitalisme. Ça a fait un flop. - Oui, je suis déçu, déçu, déçu !
- Les vertus de la raison et de la science, qu'ils disaient, faire de nos fils des savants, qu'ils disaient ! - Lol ! ça a fait long feu...
Pierre Gauthé est un tromboniste et guitariste français surnommé Kropol.
Trombone du groupe Têtes Raides, il est également derrière la console pour l'enregistrement de l'album Not dead but bien raides. C'est à un concert de Têtes Raides que Manu Chao et Daniel Jamet l'invitent à rejoindre en 1989 la Mano Negra. Il y restera jusqu'à leur séparation en 1994. Par la suite il crée son groupe, Kropol et ses amis. Il poursuit sa route avec différents groupes comme l'Occidentale de Fanfare, les Castafiore Bazooka, P18, Edgar de l'Est et Les Escrocs avant de rejoindre définitivement les Têtes Raides à partir l'album Fragile.
Allez, un peu d'intimité, parce que s'il s'agit seulement de faire du copier-coller à partir de Wiki, un blog n'a que peu d'intérêt. Sachez que Wroblewski éprouve une tendresse particulière pour les Têtes raides. Pourquoi ? Il les a écoutés vers la fin de sa cuite d'environ 15 ans, sans savoir que c'était eux. En fait il avait piqué une cassette à son frère, néo-breton fêtard bien intégré des Côtes d'Armor très au fait de l'actualité musicale populaire de la jeunesse, contrairement à lui, Wrobly, resté bloqué sur Léo Ferré et la chanson rive gauche. Il ignorait quels artistes s'exprimaient sur cette cassette, avait vaguement cru que la face A était occupée par un groupe de rock armoricain, Casse pipe ou quelque chose comme ça. Cela ne l'empêcha pas de l'écouter, peut-être pas en boucle, mais souvent, à l'époque sa discothèque n'était pas si fournie dans son rez-de-chaussée solitaire de la Porte de Clichy, et internet n'existait pas encore, du moins pas chez lui. Il s'est avéré, mais il ne l'apprit que bien plus tard, après avoir repris forme humaine, tout l'éthanol évaporé, qu'il y avait les Têtes raides en face A, et Mano Solo, le fils du lieutenant du patron de presse réac Philippe Val en face B. Très noir, ce Solo, rien à voir avec la gouaille bon enfant de Han, pas fait pour tirer vers le haut un alcoolique dépressif solitaire, mais W. en a gardé tout de même, et peut-être pour cela aussi, cet écho d'une période de sa vie infernale mais perdue à jamais, un grand attachement aussi. Les Têtes raides, en revanche sont plutôt optimistes, en général (pas dans la reprise du magnifique poème de Stig Dagerman Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, certes), dynamiques, entraînants, même si les sujets évoqués peuvent être graves. Par la suite, W. s'est procuré un certain nombre de leurs albums et les écoute toujours avec plaisir. Il ne les a en revanche jamais vus en concert. Quand à Kropol, il ignorait jusqu'à ce jour son existence. Il remercie donc Dror du blog Entre les oreilles (voir ci-contre) de le lui avoir fait connaître.
- Raul Ornelas Bernal.- L'Autonomie, axe de la résistance zapatiste.
La formation et le fonctionnement des communes autonomes rebelles zapatistes (Municipios Autonomos Rebeldes Zapatistas, Marez) illustrent l'envergure de la lutte zapatiste sur le terrain de la transformation sociale. Ces municipalités rebelles reposent sur un regroupement territorial qui tient compte de liens historiques divers : l'appartenance à une ethnie, les travaux communautaires, la situation géographique, les relations d'échange. A la différence des divisions territoriales arbitraires des communes "officielles", les communes rebelles sont le résultat des affinités existant chez leurs habitants. Une telle rupture constitue un défi radical lancé au pouvoir, en ceci qu'il fait passer le conflit de la sphère politique à la question primordiale du contrôle du territoire. Les hauts magistrats les plus rétrogrades, au niveau local comme dans l'ensemble du Mexique, ont voulu répondre à ce défi en invoquant le "séparatisme" et les dangers d'une balkanisation que représente selon eux cette exigence d'autonomie. Il n'est donc pas inutile de rappeler que les zapatistes luttent "pour être reconnus comme indigènes et comme Mexicains".
Se lit en consommant la bonne came mexicaine
Pour des textes plus récents (j'ai toujours un paquet de trains de retard, un vrai escargot), lire aussi ici et/ou là. Egalement des idées de sorties et un vaste choix de loisirs.
Soutien inconditionnel.
- Antoine de Baecque.- Le Club des péteurs.
Pour décompresser, même si un peu court et futile face au magnifique exemple d'humanité telle qu'elle devrait être évoquée supra, et quand il nous incombe plus que jamais de souffler nous-mêmes notre forge.