La guerre des boutons :
La première fois, j’avais l’âge de Lebrac. Pas déçu à la revoyure, bien au contraire, un véritable enchantement qui perdure ! Surtout que visionné avec un petit personnage qui m’est cher, qui a l’âge du petit Gibus, et qui à la frousse d’aller jusqu’aux toilettes tout seul, pas grand l'appart', pourtant. "J'peux marcher comme ça moi ! J'ai pas la frousse moi !".
Ca me fait penser qu’on m’a piqué mon Louis Pergaud, et dans ce cas-là, le livre vaut le film et le film vaut le livre. Dommage, j’aurais bien remis le nez dedans aussi…
Dark passage (Les Passagers de la nuit)
Le couple le plus durable du cinéma. Un roman de David Goodis : à lire, quand j’aurai fini Hammet et Chandler, Westlake et Jonquet (presque fini), et Manchette. Curiosité technique : la moitié du film est en plan subjectif, jusqu’à ce que le héros se fasse refaire le portrait par un chirurgien pas piqué des hannetons ! Après, c’est Humphrey ! Et dire que je viens de lire La Dame du lac de Chandler (traduction Vian), dont j’apprends que son adaptation ciné est intégralement en plan subjectif ! Il faut que je trouve ce film !
Pour l’intrigue : taulard évadé, faux coupable vrai innocent, ange gardien sexy et amoureuse, tueur(se) machiavélique et haineux(se), traque, fuite… Du bon noir, à l’intrigue un peu simplette cependant et au (attention pas spoiler free !) happy-end franchement pas crédible…
Tante Hilda :
On avait aimé un autre film catastrophe du même auteur, évoqué ici. L’éco-warrior (une quarantenaire, c’est l’héroïne, dire que je m’éloigne à grands pas de cette tranche d’âge, à laquelle je peux, ici, n’était le sexe - mais quelle différence ? -, m’identifier un peu…) ; le techno-scientiste repenti et amoureux ; et la capitaliste psychopathe écocidaire. Attention pas spoiler free : un happy-end en demie teinte : la méchante, arrêtée pour un temps, nuit toujours puisque son esprit, son monde, bande encore…
Terrifiant, mais heureusement, c'est de la SF, c'est pas comme si c'était notre monde.