"[...] il vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place".
Jean-Luc Mélenchon.
Autant vous le dire tout de suite, mais vous avez sans doute pu le constater si vous suivez un peu ce blog, le Vladimir Ilitch, cette girouette dictatoriale qui s'est servi des anars et des soviets pour mieux les faire liquider, et qui a contribué à transformer l'espoir révolutionnaire international en bruits de bottes et camps de travail, on peut pas trop le blairer ici. Mais comme son statut d'homme providentiel lui venait aussi de son aptitude à dire tout et son contraire, il a parfois pu exprimer des propos qui pourraient figurer en exergue de La Plèbe. Par exemple ceux-ci, découverts par hasard dans un journal de gauche (faut bien s'informer un petit peu de temps en temps).
A propos des frontières et des progressistes qui les préconisent :
"Nous pensons que l'on ne peut pas être internationaliste et en même temps favorable à de telles restrictions... De tels socialistes sont en réalité des chauvins."
1915.
Et :
"Il ne fait aucun doute que seule la pauvreté extrême peut contraindre les gens à abandonner leur terre natale, et que les capitalistes exploitent les travailleurs immigrés de la plus honteuse des manières. Mais seuls les réactionnaires peuvent refuser de voir la signification progressiste de cette migration moderne des nations. Le capitalisme attire les masses de travailleurs du monde entier. Il brise les barrières et les préjugés nationaux, et il unit les travailleurs de tous les pays."
1913.
Mélenchon, qui a peut-être au demeurant le mérite de la franchise, n'a qu'à aller se faire cuire un œuf, à condition que la poule vive en plein air libre de ses mouvements, avec sa xénophobie et son nationalisme de gauche.