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lundi 8 octobre 2018

Vivre ensemble

   Grüezi ! Wie gots ? Je tiens à vous avouer, une fois n'est pas coutume, je n'ai pas l'habitude de m'étaler sur ma vie privée sur ce porte-voix de la révolution communiste-anarchiste mondiale, que je suis Suisse-allemand, je possède la double nationalité. Mon grand-père maternel était ainsi du canton d'Appenzell, vous savez, le vrai pays du fromage. J'ai encore une tante, un oncle, des cousins, et d'autres membres de la famille à Zürich, dans le canton du même nom, et à Buchs, dans le canton de Saint-Gall, notamment. C'est assez rare, je suis plutôt peu mobile, un peu plouc décroissant mais pas complètement, pas le courage, l'énergie, les amis ou les compétences, mais bon, le coeur y est... C'est assez rare, donc, mais je n'aime rient tant que d'aller leur rendre visite et d'arpenter ce beau pays qui m'évoque quelques souvenirs d'enfance (la plus grand partie de ceux-ci néanmoins ont la Suisse romande pour origine, mon grand-père ayant vécu la période de mes visites avec ma mère à Genève). Cet été par exemple, je suis allé voir tata à Zürich, et on a fait une petite promenade jusqu'au Vierwaldstättersee, le lac des Quatre-Cantons, à Lucerne. Bon, j'avoue que ça pue le fric, et ça n'a pas le cachet de Garges-lès-Gonesse, Villiers-le-Bel ou Saint-Denis, mais de temps en temps, ça change un peu, on ne peut pas dire que j'abuse des voyages.

   Je vous propose aujourd'hui d'en apprendre plus sur cette merveilleuse confédération, et notamment sur sa partie germanophone.

   Bis baud!


Zürich, juste à côté du lac

Paysage Suisse alémanique

Suiss(ess)es allemand(e)s

Luzern (Lucerne)

Un Allemand en Suisse allemande

Vierwaldstättersee (lac des Quatre cantons) 

Et puis puisque l'excellent Pétillon vient de nous quitter, j'en profite pour vous recommander cette très documentée monographie, introduction idéale à la découverte de notre merveilleux pays (d'ailleurs faudra que je le relise, j'ai un doute, est-ce que ça ne se passerait pas plutôt chez ces aristos de luxembourgeois ?...).

vendredi 5 octobre 2018

Sacqueboute XXXIX : Chicago

   C'est mon pote de l'aïki Jamal, kiné qui a mal aux doigts, qui m'a parlé de Chicago. Je ne connaissais pas du tout. Comme il me parlait des diverses démarches médicales qu'il allait devoir faire, en m'évoquant ses douleurs en bossant, en bricolant, en maintenant des katatedori pleins... je complétais : "Et puis il va falloir que tu y ailles mollo sur le piano aussi. Les Nocturnes de Chopin, maintenant, t'oublies ! Tu mets les pouces, ok ? T'arrêtes de te cramponner, de t’agripper !" Il a bien voulu en sourire. Du coup on a parlé musique et j'ai évoqué ma récente activité trombone (deux ans). C'est alors qu'il m'a parlé de Chicago, des qu'auraient joué avec Earth, Wind en Fire... C'est vrai que les musicos n'ont pas l'air mauvais, y compris la section de cuivres, trop peu prégnante à mon goût cependant, en particulier le tromboniste. Mais je trouve que ça vieillit plus que Charlie Parker, par exemple, qui lui était plutôt saxophoniste d'ailleurs.



   Sinon, en moins sexy, mais y a deux trombones dans l'orchestre, il y a la comédie musicale homonyme Chicago.


   Et puis évidemment, il y a l'Art ensemble..., mais là, pas de trombone.



"Chicago is the best place to be. And there, my boys and I read every day La Plèbe, hâte ! déjà va..."
Milton Friedman

Priviouslillonne Sacqueboute :

Moon Hooch
Raymond Katarzynski
Albert Mangelsdorff
Christiane Bopp
Honoré Dutrey
Viscosity
Fred Wesley
Dave Lambert
Roswell Rudd
Curtis Fowlkes
Melba Liston
La Flûte aux trombones
La Femme tronc
Journal intime
Gunhild Carling
Nils Wogram et Root 70
Carl Fontana
Animaux
Trombone Shorty
Cinéma
Feu
Le Canadian Brass
Local Brass Quintet
Buddy Morrow
Bones Apart
J.J. Johnson
Lawrence Brown
Vinko Globokar
Les funérailles de Beethoven
Treme
Craig Harris
Mona Lisa Klaxon
Juan Tizol
Bob Brookmeyer
Daniel Zimmerman
Frank Rosolino
Rico Rodriguez
Kid Ory

Pour finir hommage à Pétillon ! Je ne connaissais rien de sa personne, mais les premiers Jack Palmer (cet hybride de Gai Luron, Gaston Lagaffe et Nestor Burma) m'avaient vraiment fait rire (c'est à dire avec des hoquets dans le diaphragme, rien à voir avec ce qu'on entend par lol ou mdr de nos jours). Et j'avais découvert avec plaisir qu'il avait rejoint le Canard où ses crobards étaient toujours spirituels à souhait (enfin le mien). Peut-être un souvenir d'enfance aussi, ou d'adolescence : un membre de ma famille lisait l'hebdomadaire catholique Télérama, et certains étés, il y avait un feuilleton de Jack Palmer. Puisqu'il en est ainsi, hit the road, Jack !