Affichage des articles dont le libellé est Carling Gunhild. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Carling Gunhild. Afficher tous les articles

mercredi 6 décembre 2017

Les chansons dont vous n'aviez jamais compris les paroles IV

   Bon, le sens global, je le comprends. C'est une chanson de révolte, d'insoumission face aux normes de survie ordinaires dans une société du Travail, capitaliste, bourgeoise, épicière, voir spectaculaire-marchande et technocratique. Le souffle du nomadisme et des grandes steppes, fut-il métaphorique, souffle sur ce texte. Mais certaines choses m'échappent tout de même. Y a-t-til ue référence au chef-d'oeuvre de style prophétique, même si ses visions firent long feu, Hurrah ou la révolution par les cosaques, du quarante-huitard exilé et jamais résigné jusqu'à sa mort dans la misère Ernest Coeurderoy (ses "cosaques" déferlants sur la vieille Europe pourrie sont en fait des mongols, les fameux kalmouks du prince Tumène) ? Et n'y a-t-il pas une référence à Rimbaud quelque part ? En tous cas, cette chanson m'a bien fait vibrer quand j'étais minot, sur le 33 tour Etat d'urgence (tiens... tiens...) dont le titre Idées noires était aussi excellent. Oserai-je vous le dire ? Nanard a repris ces deux titres à l'Olympia vendredi... quand je suis allé le voir avec mon frangin. Sortie de vieux, ça nous a rappelé nos 15 ou 17 ans quand on l'avait vu au Zénith... 



Le Clan Mongol

Je n'ai pas une minute à perdre
J'écris
Il est cinq heures et je précède
La nuit
Mon feutre noir sur le papier
Va vite
Pendant que ma lucidité
Me quitte

J'écris c'que j'ai vu
Diagramme des détresses
Le collier, la laisse
Je n'supporte plus
Vinyl de la rue
Fantôme de la vitesse
Tous ceux que je blesse
Je n'm'en souviens plus

J'ai atteint la date limite
Pour le suicide idéal
La date que j'avais inscrite
A quinze ans dans mon journal

Je croyais, la vie passe vite
Je croyais, je n'crois plus en rien

Es-tu prêt à mourir demain?
Es-tu prêt à partir si vite?
Les yeux baissés tu ne dis rien
J'ai atteint la date limite

Je ne suis plus de votre race
Je suis du clan Mongol
Je n'ai jamais suivi vos traces
Vos habitudes molles
J'ai forgé mon corps pour la casse
J'ai cassé ma voix pour le cri
Un autre est là qui prend ma place
Un autre dicte et moi j'écris

L'autre
Je suis l'autre

Venez entendre la fissure

Le cri
De la sensibilité pure
Celui
Qui se dédouble et qui s'affronte
La nuit
Celui du sang et de la honte
Folie

Folie que j'ai vue
A l'angle des stress
Dans la jungle épaisse
Des mots inconnus
Je vois ou j'ai vu
Hôpital silence
Tout ce que je pense
Je n'm'en souviens plus

J'ai dépassé la limite
Du scénar original
Rien à voir avec le mythe
Etalé dans le journal

Tu croyais, la vie passe vite
Tu croyais, tu n'crois plus en rien

Je suis prêt à mourir demain
Je suis prêt à partir très vite
Regard d'acier je ne dis rien
J'ai dépassé la limite

Je ne suis plus de votre race
Je suis du clan Mongol
Je n'ai jamais suivi vos traces
Vos habitudes molles
J'ai forgé mon corps pour la casse
J'ai cassé ma voix pour le cri
Un autre est là qui prend ma place
Un autre dicte et moi j'écris

L'autre
Je suis l'autre



 Les autres chansons dont vous n'aviez jamais compris les paroles :
 
- Soleil cherche futur
- Bombez !
- Mon sissoyen


Dernière minute : On avait déjà évoqué son impétueux talent ici, mais l'ami Dror de l'indispensable blog Entre les oreilles me transmet cette nouveauté : la multi-instrumentiste Gunhild Carling y reprend le Happy de Pharrell Williams en jouant de dix instruments différents ! Merci à lui !


mercredi 6 septembre 2017

Sacqueboute XXIII : Gunhild Carling

   Je m'en rends compte à l'instant à ma plus grande honte, mais mise à part Mona Lisa Klaxon, qui a quand même un statut dérogatoire, Gunhild Carling est la première, et donc la seule femme de chair et d'os apparaissant dans cette rubrique.

   Je me réjouis donc d'autant plus de vous présenter ici une conférence soufflée sur le trombone jazz par cette tonique gretchen sous amphétamines, cette belle rebondissante. On y entend d'ailleurs parler à nouveau de Kid Ory, un homme (voir ci-dessous dans le sommaire). 


   On y retourne, je suis peut-être ringard, c'est du jazz à la papa, New Orleans et compagnie, mais moi ça me donne la pêche, c'est pas du luxe.


   Allez encore une, mais y en a à foison ici. J'ai cru comprendre qu'elle avait une émission de télé quelque part. Je ne connaissais pas du tout cette musicienne, danseuse, chanteuse, one woman showeuse, humoriste... avant qu'un mystérieux informateur ne me la fasse découvrir cet été, malheureusement sur une de ces prothèses si mauvaises pour la saine verticalité et la précieuse attention de nos concitoyens, et dont la fabrication industrielle nécessite tant de métaux rares pour le contrôle des gisements desquels l'Afrique est à feu et à sang mais je m'égare, nous sommes ici complètement hors sujet. Qu'il en soit donc ici remercié, elle vaut le coup (même si, dans son pays, elle a peut-être le même public que Jacques Martin chez nous, mais que voulez-vous, en vieillissant, je suis de moins en moins punk, de moins en moins glauque, et de plus en plus thé dansant, il faut croire... Hein ?... Ja... Jacques Martin est mort ??!!



Priviouslillonne Sacqueboute :

Nils Wogram et Root 70
Carl Fontana
Animaux
Trombone Shorty
Cinéma
Feu
Le Canadian Brass
Local Brass Quintet
Buddy Morrow
Bones Apart
J.J. Johnson
Lawrence Brown
Vinko Globokar
Les funérailles de Beethoven
Treme
Craig Harris
Mona Lisa Klaxon
Juan Tizol
Bob Brookmeyer
Daniel Zimmerman
Frank Rosolino
Rico Rodriguez
Kid Ory