vendredi 24 juin 2022

La dose de Wrobly : prairial 2022 E.C.


     Pierre Bourdieu.- La Domination masculine.
     Un livre passionnant, qui donne l'impression d'être intelligent. A 18 / 19 ans ans j'avais lu Ce que parler veut dire, sur la reproduction de la société de domination via la langue, tiré d'une bibliographie suggérée par le programme des études de que dalle que j'avais commencées à la fac de Censier, ç'avait été une révélation ! Je parvenais à comprendre une pensée complexe exprimée dans des termes techniques de sociologues, de linguistes..., avec un crayon et en relisant plusieurs fois certains passages ou pages, mais j'y arrivais (du moins il me semblait), et ça m'ouvrait des dimensions plus vastes de ma critique autodidacte et spontanée de l'oppression dans et de ce monde. Certes Pierre Bourdieu a des défauts, il a bossé pour Mitterrand et c'est un mandarin qui à force de décortiquer les mécanismes de la domination finalement nous embourbe un peu dedans en dévoilant sans pitié leurs aspects tellement profonds qu'ils découragent un peu les tentatives déjà bien exangues d'en sortir, mais j'ai une grande tendresse pour ce monsieur, qui pour moi est un gentil, et un scientifique rigoureux et engagé, qui n'a pas dévié dans sa critique des puissants et de leur loi explicite et implicite. Ici, comme son nom l'indique, plus que la reproduction de la domination de classe, c'est évidemment de celle de genre qu'il est question, avec un parallèle entre la société traditionnelle kabyle ou la loi patriarcale et ses dispositifs symboliques de reproduction restent très purs, et tous ses restes et traces on ne peut plus prégnants dans nos sociétés occidentales actuelles.

     Lois McMaster Bujold.- La Saga Vorkosigan : Chute libre / L'Honneur de Cordelia / Barrayar.
     Merci à Sébastien qui, après le roman de Barjavel précédemment cité La Nuit des temps, me prête cette saga à rallonge. Je ne connaissais pas du tout, mais je suis peu féru de science fiction, sauf exception, je suis plutôt polar. Ces romans se lisent bien, facilement, il y a le suspense qu'il faut pour qu'on ne s'ennuie pas, les principes défendus dans la morale et la critique sociale de la métaphore futuriste de notre monde sont plutôt généreux. J'en suis au troisième, je verrai si la suite vaut le coup. Si vous connaissez n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

mardi 31 mai 2022

Un coeur tendre

Cet immense cinéaste, grand sensible, franc beuveur, sévère fêtard d'Ozu est mort trop tôt d'un cancer en 1963 à 60 ans.

   Comme mon aimable lectorat l'a constaté, ce blog tourne un peu au ralenti depuis quelques temps. Cadences infernales au tapin, épisode pandémique changeant le ronron des habitudes, temps de loisir de plus en plus consacré à la musique, moindre enthousiasme, émulation des échanges avec les amis blogueurs se réduisant comme peau de chagrin, perte de foi progressive, face à la catastrophe, en la venue effective de la plèbe révolutionnaire rédemptrice, dégoût pour les écrans, les GAFAM et le numérique s'amplifiant... un peu de tout ça. Bref, en conséquence, ma séquence liée au cinéma de Yasujiro Ozu, dont j'avais entamé et ai poursuivi un "cycle", comme ils disaient à la télé de mon enfance quand ils passaient un certain nombre de films d'un même réalisateur, commencée début 2021, est restée en suspend. Je n'ai cependant pas chômé pendant ces quelques mois puisque j'ai pu visonner les films suivants, avec un grand plaisir, une grande sérénité, des émotions douces me mouillant les yeux, mais aussi du rire bon enfant, un attachement à tous ses acteurs fétiches, teinté de sentiment amoureux pour ses actrices, notamment Setsuko Hara, comme je l'avais évoqué ici, un émerveillement esthétique constant à la contemplation de toutes ces verticales et horizontales à raz de tatami des intérieurs japonais ciselés comme des estampes, pour peu que qu'une estampe puisse être ciselée. Pas de violence, sauf rare exception, quasiment pas d'action, pas de méchanceté ni d'intrigues perverses (ça fait du bien !), des conflits, certes, liés notamment aux traditions et à la résistance des femmes face au patriarcat, mais le tout sans excès ni voies de fait, ce sont des sentiments qui sont délicatement mis en scène, suggérés par presque rien. Ce "rien" ("mu") inscrit sur la tombe d'Ozu, évoquant certes la tristesse de l'impermanence de toute chose et de la perte continue qu'est la vie, mais aussi, replacé dans le grand océan de celle-ci, étant la définition même de la vie à laquelle chaque être tient tant. Sans ces petits riens, il n'y aurait rien.
La tombe d'Ozu avec pour seule épitaphe : "mu" ("rien").

• 1929 : J'ai été diplômé, mais... (大学は出たけれど, Daigaku wa deta keredo)
• 1931 : Le Chœur de Tokyo (東京の合唱, Tōkyō no kōrasu)
• 1932 : Où sont les rêves de jeunesse ? (青春の夢いまいづこ, Seishun no yume ima izuko)
• 1933 : Une femme de Tokyo (東京の女, Tōkyō no onna)
• 1934 : Histoire d'herbes flottantes (浮草物語, Ukikusa monogatari)
• 1935 : Une auberge à Tokyo (東京の宿, Tōkyō no yado)
• 1936 : Le Fils unique (一人息子, Hitori musuko)
• 1942 : Il était un père (父ありき, Chichi ariki)
L'acteur fétiche de chez fétiche d'Ozu, plus encore que l'actrice Setsuko Hara, Chishu Ryu, qui pourtant se considérait lui-même comme un comédien médiocre. Il est présent dans quasi tous les films du maître. Sa particularité : très tôt, jeune, il n'y joua que des rôles de vieux hommes.

• 1947 : Récit d'un propriétaire (長屋紳士録, Nagaya shinshiroku)
• 1951 : Été précoce (麦秋, Bakushū)
• 1952 : Le Goût du riz au thé vert (お茶漬の味, Ochazuke no aji)
• 1956 : Printemps précoce (早春, Soshun)
• 1957 : Crépuscule à Tokyo (東京暮色, Tōkyō boshoku)
• 1958 : Fleurs d'équinoxe (彼岸花, Higanbana)
• 1960 : Fin d'automne (秋日和, Akibiyori)
• 1962 : Le Goût du saké (秋刀魚の味, Sanma no aji)

Les bars d'Ozu, tellement feutrés, intimes, confortables, qu'on voudrait y être.
 

mercredi 25 mai 2022

Sacqueboute LXX : Kai Winding

   On l'a rencontré dans notre Sacqueboute XII, avec Jay Jay Johnson. Mais comme il aurait eu 100 ans le 18 mai dernier, on crée une fiche rien que pour lui. Pour fêter son anniversaire France Musique a diffusé un concert à l'Olympia de 1972, avec notamment, tenez vous bien, Dizzy Gillespie (trompette), Sonny Stitt (saxophones alto et ténor), Thelonious Monk (piano), et Art Blakey (batterie) ! J'avais trois ans, et même si j'avais déjà entendu du jazz, mon père en étant féru, j'ignorais à l'époque que ces musiciens allaient devenir des dieux pour moi, et que ma passion pour cette musique n'irait que croissant parallèlement à ma prise d'âge. C'est ici et .

Un an avant à Rotterdam. On reconnaît bien Dizzy à sa trompette coudée. A priori c'est aussi Monk au piano et Art Blakey à la batterie.

   Kai Winding (Kai Chresten Winding) - parfois orthographié Kay Winding - est né le 18 mai 1922 à Aarhus (Danemark) et est mort le 6 mai 1983 à New York. Sa famille et lui s'installent aux États-Unis en 1934. C'est une légende du jazz : il s’est fait connaître au sein des grandes formations de Benny Goodman et Stan Kenton, en 1949 il participe à l’enregistrement de « Birth Of The Cool » pour Miles Davis, tout comme J.J. Johnson, avec lequel il va entamer une longue association en duo… Mais en 1963, il se fait connaître d’un plus large public avec son interprétation très pop de « More ». C'est le thème principal du film italien « Mondo Cane » et sa version atteint la 8ème place du classement Billboard 100.


SACQUEBOUTE
Priviouslillonne Sacqueboute :
Wolfgang Amadeus Mozart
Jimmy Knepper
Louis Nelson
Charlie Green
Vincent Gardner
Curtis Fuller
Jason Horn
les esprits / 2- le spectre
Samuel Blazer
l'Essaim de nuit
les esprits / 1- les furies
Kronstadt
Jörgen van Rijen
La Belle image
Kropol
les sacqueboutiers de Toulouse
Tintin
Wycliffe Gordon
Donald
Robinson Khoury
Willie Colon
Sébastien Llado
Mathias Mahler
Charles Greenlee
Dick Griffin
Guive
Voilà du boudin
Bruce Fowler
Glenn Miller
Nils Landgren
Grachan Moncur
Le Trombone illustré
Bettons Tenyue
Watt
Curtis Hasselbring
Steve Turre
Les trois trombonistes de Marc Ducret
Yves Robert
Daniel Casimir
Gary Valente
Chicago
Moon Hooch
Raymond Katarzynski
Albert Mangelsdorff
Christiane Bopp
Honoré Dutrey
Viscosity
Fred Wesley
Dave Lambert
Roswell Rudd
Curtis Fowlkes
Melba Liston
La Flûte aux trombones
La Femme tronc
Journal intime
Gunhild Carling
Nils Wogram et Root 70
Carl Fontana
Animaux
Trombone Shorty
Cinéma
Feu
Le Canadian Brass
Local Brass Quintet
Buddy Morrow
Bones Apart
J.J. Johnson
Lawrence Brown
Vinko Globokar
Les funérailles de Beethoven
Treme
Craig Harris
Mona Lisa Klaxon
Juan Tizol
Bob Brookmeyer
Daniel Zimmerman
Frank Rosolino
Rico Rodriguez
Kid Ory

mardi 17 mai 2022

La dose de Wrobly : floréal 2022 EC

- Marcel Aymé.- De l'amour et des femmes.
   Germaine Mindeur, dans La Vouivre, à la manière de Rabelais : "taillée comme un cuirassier, un cent-garde, un grenadier prussien, avec une encolure néronienne et des bras de bûcheron, mais les seins lourds et durs, eclatants, qui bombaient l'étoffe de ceinture, et la croupe pareillement rebondie et toujours inspirée, elle était la dévorante, la ravageuse, la tempête, l'useuse d'hommes et la mangeuse de pucelages. A trente ans, mariée pour la quatrième fois au percepteur de Sénecières, elle l'avait réduit à l'ombre de lui-même, allant jusqu'à lui démettre l'épaule dans un orage d'effusions et déculottant les contribuables, buvant la substance et la santé d'un commis de quinze ans qu'il avait fallu envoyer au sanatorium."

- Jaroslav Hasek.- Aventures dans l'Armée rouge.
   Un hilarant et trop court récit autobiographique de l'anarchiste Hasek engagé dans l'Armée rouge en 1918. Comique de caractères, de situations, Hasek transforme des évènements violents et inquiétants par l'exposition du militarisme et de l'installation d'une idéologie inquisitoriale et totalitaire face auxquels les vies ne tiennent qu'à un fil en farce burlesque.
- Joseph Conrad.- La Folie Almayer.
   Mon troisième Conrad. J'avais adoré Typhon, moins La Flèche d'or, en 2015, même si je reconnais que c'est d'un grand romancier. Je n'ai pas non plus été transporté par celui-ci, mais indéniablement, après une exposition et une mise en place du décor et des évènements un peu touffue, Conrad sais nous plonger dans une atmosphère, surtout quand elle est glauque. Un film en a été tiré, de Chantal Akerman, que je ne connaissais pas, très élagué, les personnages les plus pittoresques en moins, ce qui le rend encore plus glauque. L'histoire est celle d'un Père Goriot raciste, commerçant colonial ruiné à Bornéo, ambitieux mais tout en fantasmes, inapte à l'action, un loser. Le roman le voit sombrer, et on a du mal à le plaindre.


   - Italo Calvino.- Le Vicomte pourfendu.
   J'ai commencé la trilogie, en 2015 également, avec le Baron perché. J'avais beaucoup aimé, et c'était les vacances, l'été, la Bretagne. Celui-ci est plus noir, plus horrifique et surnaturel, un mix entre Sleepy Hollow, docteur Jekyll et mister Hyde, mais ne laisse pas d'être savoureusement humoristique, par exemple la description de la communauté protestante, qui a plus ou moins oublié en quoi elle croit, mais qui y croit mordicus.

-
Ligue des droits de l'homme.- La Liberté de l'information.
   C'était en 1990. Internet allait apparaître et tout coloniser. Depuis, en plus des Bouygues, Lagardère, Maxwell, Bertelsmann, Hersant, Pasqua (ça ne nous rajeunit pas)..., on a les GAFAM et les NATU, Drahi, Niel, Pigasse et le facho de service Bolloré... Toujours plus de pubs. Et le n'importe naouak des réseaux sociaux, parallèles aux moyens exsangues d'informer des médias indépendants, qui ne prétendent pas être neutres (donc raccords à l'idéologie dominante), mais qui annoncent la couleur, d'où ils parlent, tout en mettant en oeuvre une déontologie élémentaire du journalisme.

Stieg Larsson.- Millenium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'esence et d'une allumette.
   Lu le premier volume en 2017, c'était aussi l'été, encore les vacances, toujours la Bretagne. Que de bons souvenirs ! ça me paraît loin et perdu. Plus précisément j'ai comme l'impression que je ne retrouverai plus d'instants aussi brillants... Peut-être une illusion temporelle, l'attrait de la nostalgie, et qu'à ce moment là je n'étais finalement pas si jouasse que ça... Moi qui lis parfois des choses compliquées, un peu prise de tête, mais dans le bon sens, qui font réfléchir, ça parait simple et rapide de s'envoyer ce polar de 800 pages qui me tient tout autant en haleine que son grand frère le faisait. Et des héros qui foutent des râclées aux dominants (phallocrates, capitalisses...), en plus d'être confortable pour la conscience, ça fait du bien, ça soulage un peu du sentiment d'impuissance éprouvé dans la vraie vie, où les âmes sensibles et aspirant à une vie belle, libre et fraternelle sont d'éternels perdants. Et puis surtout, moi qui suis quand même un peu marginal dans mes goûts, et qui pour cela me sent un peu isolé dans le métro, cerné par les Marc Lévy ou autres succès de supermarchés, enfin je rejoins la communauté humaine : fils prodigue, je me reconnais en mon frère lisant Millénium sur le strapontin d'en face ! Hein ? C'était au début des années 2010 ? Aujourd'hui plus personne ne lit dans le train ou le métro ? Les téléphones intelligents ont inondé le marché depuis ? Rhô ! Zut alors, toujours un train de retard le Wrobly !

mercredi 27 avril 2022

La dose de Wrobly : germinal 2022 EC

   Que du bon ce mois-ci.

   - Jean-Patrick Manchette.- Nada.
    Je continue mon intégrale, après Laissez bronzer les cadavres, L'Affaire N'gustro, Ô dingos, ô chateaux ! (lu il y a longtemps, avant de reprendre tous les romans par ordre chronologique). J'ai vu le film de Chabrol, ça date aussi, le personnage joué par Michel Duchaussoy pétant les plombs sur son vélo m'avait fort réjoui à l'époque. Roman court, haletant, tragique, efficace.

   - Daniel Pennac.- La Petite marchande de prose.
   J'avais lu les deux premiers de la série Malaussène à la sortie de l'adolescence, et j'avais bien aimé. Je m'étais arrêté là, peut-être parce que cet opus avait été beaucoup médiatisé à l'époque, on ne se refait pas, ça me bloque ces choses-là. En fait je l'ai dévoré à grande vitesse, pourtant il est bien plus épais que le précédent. J'avais craint que ça ait vieilli, comme moi, que ça fasse trop années 80, et ça le fait, puisqu'on a une satire sociale de la figure du yuppie dont on avait voulu nous farcir jusqu'à l'os toute la décennie. Mais ça ne m'a pas gêné. Au début le côté foutraque, ostentatoirement farfelu m'a agacé, mais finalement Pennac sait tellement bien créer un suspense et tenir le lecteur par des rebondissements, certes invraisemblables, mais qui fonctionnent, que j'ai lu ça comme je me tape une tablette de chocolat au lait quand je m'autorise cette orgie.
   William Blanc / Aurore Chéry / Christophe Naudin.- Les Historiens de garde : de Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national.
   Passionnant. Le livre date déjà de 2013, mais il est tellement d'actualité, j'ai envie d'écrire presque tellement plus ! Avec toutes ces sanies pseudo historiques qui se sont épandues, aussi bien dans les médias des grands patrons fascistes que sur le service public ou internet, à tel enseigne qu'on s'est retrouvé avec l'un de ces dangereux guignols révisionnistes par images d'Epinal candidat parmi les assoiffés de la bonne soupe présidentielle... Transposé à la science on pense aussi à toute la galaxie complotiste qui nous a tellement brouillé l'écoute ces dernières années.
   Tout les livres de William Blanc semblent avoir cette qualité de démystifier, tout en instruisant et intéressant, mais sans racolage, fantasmes, marketing... avec une méthode qui reste historique, sur des sujets traditionnels de l'Histoire (Charles Martel et la bataille de Poitiers, par exemple) mais aussi sur la culture moderne à succès : super-héros, heroic fantasy...
Du même auteur, à lire avec une jeune flibustière ou un pirate en herbe. Un résumé de tous les travaux historiques sur le sujet mis à la portée des enfants. Superbement illustré.

   - Cartouche, Mandrin et cie.
   Toi qui espère une histoire, qu'elle soit sous forme d'image d'Epinal à vocation panégyriste ou scientifiquement documentée, des bandits sociaux, au grand cœur, bien aimés, tragiques... détourne-toi de la lecture de cette brochure ! Cartouche, Mandrin, etc., pour l'auteur, sont ici des métaphores des capitalistes. L'essayiste nous explique, de manière critique et dans une optique révolutionnaire, ce qu'est le capitalisme (l'ouvrage est d'ailleurs sur-titré Étude sur les causes de la misère). Un Das Kapital en 11 pages, quoi... Le théoricien en profite pour dézinguer les copains (enfin, réfuter leurs options), notamment un de nos grands anciens, Emile Pouget, ouaip ! celui du Père Peinard et de la CGT syndicaliste révolutionnaire d'avant 14, pour qui la postérité semble avoir été plus clémente que pour ce Fromentin que je ne connaissais en tout cas pas. Comme l'ouvrage a un peu vieilli (1909), je ne relaterai pas les désaccords théoriques, qui me semblent un peu abscons.