vendredi 11 octobre 2019

Sacqueboute LIV : voilà du boudin !

Afrique : terre des légions sans bons vaccins.

    Cette fiche pour concéder qu’il n’y a pas que du beau monde dans le trombone, on peut même rencontrer du très peu fréquentable. La Plèbe en profite pour réaffirmer ici son opposition radicale et viscérale à toute violence sexuelle et à tout spécisme.  

D'après Khayyam*, victime combattante, c'est l'effet #MeToo qui a transformé les copines : "Ils auront beau se parfumer au sable chaud pour nous piéger, plus aucun abus ne sera toléré ni ne restera sans riposte. J'en prends notre beau ciel africain à témoin ! Armée française à la maison ! Si vous tenez tant que cela à faire reluire vos instruments, vous trouverez dans les BAC, les casernes de CRS ou de gendarmerie hexagonales les partenaires idéaux. Ici en Afrique, au Tchad ou ailleurs, vous serez de toute façon toujours en Déby."**


* Le prénom a été changé.
** Merci au Marquis de l'Orée pour le petit emprunt iconographique.



Priviouslillonne Sacqueboute :
Denis Leloup
Bruce Fowler
Glenn Miller
Nils Landgren
Grachan Moncur
Le Trombone illustré
Bettons Tenyue
Watt
Curtis Hasselbring
Steve Turre
Les trois trombonistes de Marc Ducret
Yves Robert
Daniel Casimir
Gary Valente
Chicago
Moon Hooch
Raymond Katarzynski
Albert Mangelsdorff
Christiane Bopp
Honoré Dutrey
Viscosity
Fred Wesley
Dave Lambert
Roswell Rudd
Curtis Fowlkes
Melba Liston
La Flûte aux trombones
La Femme tronc
Journal intime
Gunhild Carling
Nils Wogram et Root 70
Carl Fontana
Animaux
Trombone Shorty
Cinéma
Feu
Le Canadian Brass
Local Brass Quintet
Buddy Morrow
Bones Apart
J.J. Johnson
Lawrence Brown
Vinko Globokar
Les funérailles de Beethoven
Treme
Craig Harris
Mona Lisa Klaxon
Juan Tizol
Bob Brookmeyer
Daniel Zimmerman
Frank Rosolino
Rico Rodriguez
Kid Ory

lundi 7 octobre 2019

Nihon yôkoso XVII

Un caléidoscope
Osaka tourbillonnant
Je m'endors sur l'herbe.
Mercredi 3 mai 2019

J’aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires [...].
Arthur Rimbaud.- Une saison en enfer.

   Aujourd'hui petit scarabée s'arc-boute de nouveau à sa boule d'argile trois fois plus grosse que lui, emprunte le métro jusqu'à la gare, et une fois de plus ne grimpe pas dans le train le plus rapide, mais dans un omnibus local, pour se rendre à Osaka, il est vrai pas si éloignée que cela de Kyoto. Il passera tout le trajet dans les affres, extrêmement inquiet à l'idée que son sac de deux tonnes qui, grâce à un épaulé jeté qui transformera un bref instant notre touriste en l'attraction du wagon, reposera à ce moment sur le porte bagage, mais dépassant légèrement du rebord d'icelui, que son sac de deux tonnes, donc, ne vienne, consécutivement à un cahot de la micheline, briser le cou d'un papy assis juste en dessous. La masse et le choc auraient tué le brave homme. Et je ne pense pas que j'aurais eu droit à cantiner comme Carlos Ghosn...



On avait vu Notre-Dame à Tokyo, aucune raison qu'on ne tombe pas sur la Tour Eiffel quelque part. C'est Osaka qui s'y colle avec la Tsutenkaku, 103 m, pas trop mal pour l'époque (1912 puis 1950's).


Quartier de Shinsekai : populeux, mosaïque d'enseignes commerciales multicolores et kitsch, pittoresques et très japonaises.

Je tombe sur une fête populaire : je m'allonge sur l'herbe.

Ça va quand même mieux avec un peu de soleil ! Puis on voit moins les poches. Dans le bâtiment derrière, le musée municipal d'art, il y a une expo Vermeer ! J'y vais demain !

Non, ce n'est pas le parc des Batignolles avec le palais de justice derrière ! Ce que vous pouvez être parisiens alors ! C'est le parc Tennoji, paisible jardin.








Pour accéder à mon hôtel, arrivé à la station de métro, prendre l'ascenseur : 1er étage, accueil ; deuxième étage, dortoir. Je n'ai donc pas eu trop à crapahuter avec mon barda.

vendredi 4 octobre 2019

Remake

Tu dois être au courant que, depuis quelques années maintenant, mon pays, le Burkina, est la cible d’attaques djihadistes, notamment dans les villages qui ne sont pas protégés.
    Dans la nuit du 26 juillet, des hommes cagoulés et armés ont débarqué chez nous, et ce fut le début du calvaire. Les hommes ont été traqués et égorgés, les animaux emportés, les greniers et les biens pillés. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont brûlé nos maisons. Il ne nous restait que la fuite. […] Si nous avons échappé aux kalachnikovs de ces barbares, on est loin d’être tirés d’affaire. Beaucoup sont sans nouvelles de leurs proches. […] « J’ai vu des femmes se faire battre jusqu’à ce que mort s’ensuive, ces gens n’ont aucune pitié. » La dame qui parle ainsi a perdu son mari et ses deux grands fils, tués et brûlés sur place.
Roukiata Ouedraogo.- "A l'aide !".- Siné Madame, octobre 2019.


Souvent, les Cosaques apparaissaient dans les endroits où ils étaient le moins attendus ; alors, tout ce qui était vivant disait adieu à la vie. Des incendies dévoraient les villages entiers ; les chevaux et les bœufs qu’on ne pouvait emmener étaient tués sur place. Les cheveux se dressent d’horreur quand on pense à toutes les atrocités que commettaient les Zaporogues. On massacrait les enfants, on coupait les seins aux femmes ; au petit nombre de ceux qu’on laissait en liberté, on arrachait la peau, du genou jusqu’à la plante des pieds ; en un mot, les Cosaques acquittaient en une seule fois toutes leurs vieilles dettes.
Nicolas Gogol.- Tarass Boulba.

 

lundi 30 septembre 2019

Nihon yôkoso XVI

Un square pour enfants
Scène de vie au Japon
Hadrien, on rentre !
Mardi 2 mai 2019


   Ce matin, musé du manga. Je suis un peu déçu car au fond  je n'y connais rien, à part Miyazaki et Kon, mais eux ce sont plutôt des auteurs d'anime. Malgré cela c'est bien sympa de voir tous ces jeunes et moins jeunes lire studieusement et voluptueusement des livres ! En papier, oui, oui ! Des livres par milliers alignés du sol au plafond ! Ça donne le tournis.





Pas un seul téléphone intelligent ! Les GAFAM ont du souci à se faire... Le manga sauvera le cerveau humain !

   Puis je vais au palais impérial, le vrai, je veux dire celui de l'ère Heian (794), capitale Kyoto, bien avant que les gouvernements militaires n'élisent Kamakura (1185), puis Edo (c'est à dire Tokyo - 1603), comme capitales des shoguns.

Un copain.


Je l'ai déjà dit mais je le répète, les toilettes japonaises m'ont enchanté.


Un autre copain se cache dans le paysage, sauras-tu le retrouver ?






   Et puis en fin de journée, à nouveau impressionné et intimidé, je me rends au dojo d'Okamoto Yoko sensei shihan. Dans un quartier ordinaire, absolument pas touristique. Vous avez déjà vu la jolie porte du dojo dans le pénultième Nihon Yôkoso. J'ai été très gentiment accueilli, par les pratiquantes et pratiquants (dont beaucoup sont étrangers, Américains, Français...), et par Okamoto Yoko sensei shihan elle-même, très sympa. J'en ai un peu bavé, le léger stress, mais surtout je commence par être assez fatigué par ce voyage.



   Une petite anecdote à propos d'Okamoto sensei shihan, que m'a racontée Bernard Palmier shihan, 7ème dan, un des enseignants les plus actifs et les plus connus au sein de la fédération d'aïkido française, ami et de la génération de Christian Tissier. A l'époque il vivait au Japon, et y enseignait le français. A l'une des ses élèves, adolescente qui lui demandait pourquoi il était venu vivre au Japon, il a répondu que c'était pour y pratiquer l'aïkido, sa passion. L'adolescente demanda alors : "l'aïkido ? C'est pas ce truc avec le petit vieux, là...", et de rire, et de se moquer gentiment, la zone ! Cette adolescente est devenue aujourd'hui Okamoto Yoko sensei shihan, une référence et une figure de notre discipline.

vendredi 27 septembre 2019

Sacqueboute LIII : Denis Leloup

   D'après Carine Bonnefoy, pianiste de jazz, compositrice, arrangeuse musicale, cheffe d'orchestre, enseignante, Denis Leloup est ronchon. Cela ne l'a pas empêchée de l'engager dans son big band. Ici, elle conduit l'orchestre philharmonique de Strasbourg dans Trombonissime, pièces concertantes pour 2 trombones (avec Nicolas Moutier) et orchestre symphonique pour les 100 ans de la cathédrale du même bourg.


   Mais Denis Leloup joue aussi en quintette et dans d'autres formations. Ci-dessous, il reprend avec ses acolytes le Rachid de Michel Petrucciani.



Priviouslillonne Sacqueboute :
Bruce Fowler
Glenn Miller
Nils Landgren
Grachan Moncur
Le Trombone illustré
Bettons Tenyue
Watt
Curtis Hasselbring
Steve Turre
Les trois trombonistes de Marc Ducret
Yves Robert
Daniel Casimir
Gary Valente
Chicago
Moon Hooch
Raymond Katarzynski
Albert Mangelsdorff
Christiane Bopp
Honoré Dutrey
Viscosity
Fred Wesley
Dave Lambert
Roswell Rudd
Curtis Fowlkes
Melba Liston
La Flûte aux trombones
La Femme tronc
Journal intime
Gunhild Carling
Nils Wogram et Root 70
Carl Fontana
Animaux
Trombone Shorty
Cinéma
Feu
Le Canadian Brass
Local Brass Quintet
Buddy Morrow
Bones Apart
J.J. Johnson
Lawrence Brown
Vinko Globokar
Les funérailles de Beethoven
Treme
Craig Harris
Mona Lisa Klaxon
Juan Tizol
Bob Brookmeyer
Daniel Zimmerman
Frank Rosolino
Rico Rodriguez
Kid Ory